Élections 2022 : Macron, ré-élu président !

Avril 2022, 21 heures, BFMTV, France Info, LCI proclament les résultats : Macron est élu à 66,6 % des voix, battant son propre record de 2017 et c’est un Macron souriant qui descend les Champs-Élysées, saluant les quelques personnes triées sur le volet venues l’acclamer.

Prémonition ? Vision prophétique ? Souhait personnel ?

Pas du tout.

Faisceau d’indices, c’est tout. Tout converge vers la ré-élection de Macron en 2022, ne serait-ce qu’au vu des sondages qui fleurissent à sa gloire.

Près de deux ans plus tôt cependant, les élections municipales, les 15 et 22 mars 2020, donnèrent 2% des voix à LREM.

Or aujourd’hui tous les sondages effectués par Ifop-Fiducial, Elabe, Harris Interactive, Ipsos, BVA, Odoxa donnent Emmanuel Macron qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle 2022, et tous le placent même depuis l’été 2021 en tête des intentions de vote. Ce qui signifie qu’en mars 2020, Macron faisait 2% des voix et qu’il serait devenu le grand favori près de 2 ans plus tard.

Le 4 janvier 2022,  Emmanuel Macron aux lecteurs du Parisien, s’exprimait ainsi :

  “Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. […] Il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, prendre un canon, boire un café, aller au théâtre, aller au ciné…”

Comment expliquer que les sondages prédisent Macron gagnant avec un tel programme, comment expliquer ce revirement de situation ?

M’est revenu en mémoire ce commentaire sur les réseaux sociaux dont j’ignore l’auteur : « We don’t live in a dictatorship thankfully. We only live in Inverted Totalitarianism – ruled by the anonymous corporate state. »

Cette citation me paraît tout à fait appropriée pour décrire ce que nous vivons : « Nous ne vivons pas en dictature, heureusement. Nous vivons seulement dans une Inversion Totalitaire – gouvernés par l’anonymat du corporatisme d’État. »

Petit problème : quelle que soit la langue choisie l’expression «corporatisme d’État »  ne semble pas avoir la même définition selon l’ouvrage de référence.

Corporatisme d’État :

D’après le Thésaurus, il s’agit du contrôle d’un état par de larges groupes d’intérêt. Pour le dictionnaire Oxford, là encore il s’agit d’un état gouverné par des représentants des sociétés, où le gouvernement, sans disparaître dans les faits, fusionne avec les sociétés et multinationales.

Et ça n’étonnera personne que pour le magazine Forbes, le corporatisme d’état, c’est une politique menée par un gouvernement qui exerce un contrôle strict sur une économie tout en maintenant une façade artificielle d’entreprises dites privées.

Le curieux, c’est que tous s’accordent à dire que le corporatisme d’état, c’est de la dictature.

Ce fut en 2003 que Sheldon Wolin a introduit le néologisme « totalitarisme inversé » pour décrire ce que nous vivons aujourd’hui comme une Inversion Totalitaire étatique et qui débuta aux États-Unis dès la fin du XXe siècle : une « démocratie » managériale mise en œuvre par des moyens dictatoriaux. Pour pouvoir exister, ce monde anonyme se dote d’ennemis qu’il lui faudra renverser et pour ce faire, demande et se voit accorder les pleins pouvoirs.

On peut croire que le Covid-19 est une pandémie. Ou bien on peut se dire que cette crise, créée de toutes pièces, est venue à point nommé pour mettre en place une restriction drastique de nos libertés au nom d’un illusoire protocole sanitaire.

Quoi qu’il en soit, on comprend mieux la tirade de Gilles Boyer en 2020 selon laquelle un « maire élu sans le soutien de LREM sera un ennemi du président. » Cette diatribe présuppose que Macron sera ré-élu en 2022 avec ou sans l’aval du peuple et pourra se permettre de traiter les futurs maires d’ennemis et de dissidents dès lors qu’ils ne s’afficheront pas LREM.

Mais Wolin va plus loin qui remarque justement que ce sont les multinationales qui ont perverti la démocratie. On le voit tous les jours dans la réalité : Monsanto a fini par repousser l’interdiction du glyphosate jusqu’en 2022, Zuckerberg a été reçu en mai comme un chef d’état par Macron, les GAFA ne paient pas leurs impôts ou alors ne donnent qu’une obole et ce sont aux grands magnats tels que les Rothschild auxquels Macron doit sa présente bonne fortune. Nul ne sait avec certitude si notre « premier de cordée » a réalisé qu’il n’est qu’un pion sur un échiquier qu’il ne contrôle pas.

Il est intéressant de constater que lorsqu’il n’était encore que ministre, Macron déjeunait une fois par semaine chez Bernard Arnault, la plus grande fortune de France et l’heureux propriétaire actuel du Parisien qui peut prédire, avant les élections, qui sortira gagnant des urnes.

Le don de voyance du Parisien

7 heures du matin le 26 mai 2019 :

Avant même que les bureaux de vote ne soient ouverts, le journal le Parisien publiait les résultats du scrutin des élections européennes.

Ils sont remarquables de sagacité, au Parisien, car non seulement ils publiaient les résultats des élections dans l’ordre mais encore ils avaient deviné que EEVL arriverait en 3e position, chose que n’avaient pas prévue les sondages.

La France s’éveillait à peine qu’Olivier Corsan savait déjà avant nous autres électeurs quel bulletin nous allions mettre dans l’urne.

Alors à moins que le Parisien n’ait une machine spatio-temporelle ultra-secrète, le fait interroge.

Élections truquées est la première chose qui vient à l’esprit et nous connaissons mille procédés pour truquer les élections – du moins celles qui ont déjà été utilisées – et qui vont de la chaussette remplie de bulletins pour le maire sortant à l’étrange devoir civique effectué par nos chers disparus.

Mais là, nous sommes un cran au-dessus. Nous ne sommes pas dans la simple magouille, la petite arnaque locale ou le Parisien n’aurait pas eu les clefs nécessaires au déchiffrement dans sa globalité. Bizarrement, personne n’a relevé cette troublante coïncidence.

Il est tout aussi intéressant de lire que d’après Jean-Marie Charron, Macron n’est autre que la marionnette de Bernard Arnault qui l’aurait pour ainsi dire intronisé avant de le placer sur le trône de France. i

« Aussi, pour financer son raid audacieux sur l’Élysée, son mouvement s’était-il lancé, à la manière d’une start-up, dans une course aux fonds privés, mobilisant ses réseaux dans la nouvelle économie et dans la haute finance. » Ainsi débute un article de SFRpresse qui se base lui-même sur un article du JDD sur les comptes de campagne d’Emmanuel Macron.

Les mots « start-up » et « raid » sont d’autant plus intéressants qu’ils font directement référence au lancement agressif d’une campagne de pub pour un nouveau produit. Or d’où viennent les fonds de la campagne de Macron ? En tout, 14 % des dons viennent de l’étranger, USA, GB, Liban et Suisse, soit 1,8 millions d’euros. Macron est le produit marketing qui a été mis sur le marché par les grands patrons dès 2012 pour vendre la France par petits bouts : Alstom lorsqu’il était ministre, puis ADP, puis la FDJ, puis nos retraites, notre souveraineté nationale, puis au fond tout ce qui restera….

Quand Macron a réuni à Versailles 150 grands patrons français et étrangers, en janvier 2019, ce n’était pas pour les convaincre d’investir en France comme le veut la rumeur officielle mais bien parce que ce sont les multinationales qui gouvernent en France et qu’elles ont élu Macron pour mener à bien une dictature dite douce qui va jusqu’à l’utilisation contre le peuple d’armes de guerre comme le LDB. D’ailleurs le Figaro nuançait : « Pour la majorité des participants, il s’agissait d’une halte sympathique sur le chemin du forum de Davos, en Suisse. »

Un banquet entre copains, quoi !

Si l’on avait encore des doutes, il suffirait de se remémorer que le mouvement En Marche fut hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, proche du Medef, comme l’avait découvert Mediapart. « Quant au directeur de l’Institut Montaigne Laurent Bigorgne, il faisait partie, en 2015, de la dizaine de Français invités à participer au très restreint groupe Bilderberg, forum qui passe pour être une version “top secrète” de Davos. » comme le souligne L’Express. ii

Dix milliardaires ont ainsi mis main basse sur les journaux, les chaînes de télévision et les radios, mettant à mal la liberté de la presse. En tête on retrouve les plus grandes fortunes de France, Bernard Arnault, Serge Dassault, François Pinault, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Xavier Niel.

Gageons que tous ont mis la main à la poche pour financer la campagne de Macron qui a bénéficié d’une surmédiatisation inconnue jusque là : «  Les quotidiens Libération, l’Obs, le Monde et l’Express totalisent plus de 8,000 articles évoquant Emmanuel Macron de janvier 2015 à janvier 2017 ; à titre de comparaison, la totalité des articles évoquant Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon dans les mêmes quotidiens et sur la même période de temps ne s’élève qu’à 7,400. » iii

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Macron a généreusement octroyé dernièrement près de 500 millions aux principaux médias déjà largement subventionnés.

Et si l’on rajoute qu’il n’y a plus pratiquement de séparation des pouvoirs, avec un Parlement et un pouvoir judiciaire quasiment aux ordres du Président, c’est un siphonnage en règle de la République auquel on a droit depuis des années.  Macron en est l’apothéose, comme le précise “Le pacte de corruption”, une conférence donnée en juillet 2021 par Xavier Poussard, rédacteur en chef de la revue Faits & Documents : “Il est nécessaire que la France ne soit plus rien.” 

En voici un extrait :

A écouter en entier ici.

Alors le corporatisme d’état ou plus exactement le monde para-étatique des multinationales est-il en train de nous doter d’une dictature en marche dans une France qui a complètement cessé d’exister officieusement ?

Telle est aussi l’opinion de la juriste Valérie Burgaut.  L’état français n’existe plus juridiquement.

A écouter attentivement : deux minutes de grand réveil :

Les milliardaires en France se sont dotés d’un président qu’ils ne sont pas près de lâcher. Voilà pourquoi oui, Macron sera élu en 2022, qu’on le veuille ou non. Et ce sera d’autant plus facile que le gouvernement – pandémie oblige – mettra le vote par correspondance ou vote électronique obligatoires, donc aisément falsifiables.

Et qui nous dit  que le vote en présentiel ne se fera pas, ou sera très limité ?

Le Parisien lui-même !

Ce 21 décembre 2021, juste avant Noël, il titrait :

« Impact de l’épidémie sur la présidentielle : le ministre de l’Intérieur Darmanin a fait savoir qu’il va demander un rendez-vous au président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, l’instance suprême qui supervise l’élection présidentielle. »

Le but étant de « discuter des modalités de scrutin dans le contexte sanitaire. »

Déjà, les dates des élections ont été avancées. Pourquoi ? Parce qu’à la fin de l’hiver, parler de recrudescence de la pandémie a plus de sens qu’au printemps et que de nombreuses régions seront en vacances scolaires à ce moment-là, empêchant un maximum de gens de voter.

Franchement, vous croyez vraiment que Macron est en campagne électorale ? Qu’il est à la pêche aux voix ?

Quand un président en exercice affirme – à moins de 4 mois des élections – que les non-vaccinés ne sont pas des citoyens, cela seul devrait nous alerter. Car Macron n’a aucun filtre et n’a pas le bien de la nation à l’esprit. Il vient encore de le prouver.

QUI peut affirmer à cette heure que tous les citoyens inscrits aujourd’hui sur une liste électorale pourront avoir accès aux bureaux de vote demain? Combien sommes-nous à craindre à juste titre que seuls les heureux détenteurs d’un pass vaccinal auront le droit de vote en avril ?

Même une révolution ne changerait rien à la donne. Gageons qu’ils l’ont prévue, comme ils prévoient des licenciements de masse. Ce sera donc une victoire à la Pyrrhus, une victoire sanglante acquise par faute de combattants.

La seule et unique chose qui pourrait empêcher la ré-élection de Macron en 2022 ne serait pas les urnes : ce serait l’effondrement du système mondial qu’il représente. Une crise 2008 puissance 10.

Laurence Esbuiée © 4 janvier 2022

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Notes :

ihttps://blogs.mediapart.fr/jean-marie-charron/blog/130419/la-strategie-du-couple-bernard-arnault-brigitte-macron

iihttps://www.lexpress.fr/actualite/politique/macron-son-mouvement-en-marche-intimement-lie-a-l-institut-montaigne_1780429.html

iiihttps://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron

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