Macron, président haï du Conseil de l’U.E

La rumeur veut que Macron va présider l’Union Européenne pendant six mois en 2022. Cet article de Ouest France de Fabien Cazenave dont nous reproduisons deux passages illustre bien l’ambiguïté volontiers entretenue par les médias à la solde du pouvoir.

“Non, Emmanuel Macron ne va pas devenir le président de l’Union européenne pendant six mois. Il y a déjà deux présidences reconnues, celles du Conseil européen (regroupant les chefs d’États et de gouvernements) et de la Commission européenne (l’exécutif européen). Ces postes sont actuellement occupés respectivement par Charles Michel et Ursula von der Leyen, les deux ayant été pris dans des questions de protocole avec l’affaire du « Sofagate » en avril 2021.

Parmi les institutions européennes qui représentent les intérêts des États membres, en plus du Conseil européen, il y a le Conseil des ministres de l’UE, aussi nommé Conseil de l’UE. C’est cette institution que la France va présider​. Une institution importante car c’est là que se valide en dernier ressort les décisions européennes. Mais à l’instar d’un président d’une assemblée, ce n’est pas lui qui décide à la place des autres.”

Voir l’article en entier ici.

Il est donc important de faire la distinction entre GOUVERNER l’UNION EUROPÉENNE  et PRÉSIDER LE CONSEIL  des ministres de l’Union Européenne. Rappelons que l’objectif du Conseil des Ministres de l’UE  est de traiter les dossiers déjà établis par les états membres de l’U.E.

Connaissant l’aura que s’attribue M. Macron, avec l’appui des médias français, cette présidence tournante a été présentée comme une prise en main des décisions qui seront actées durant ces 4 mois qui lui restent en tant que Président de la France (élections en avril), alors qu’il n’en est rien.

Parions sur le fait que ses futures déclarations seront suivies de polémiques, comme celle  qui lui avait valu d’être  remis à sa place par les pays dont il en  faisait la critique comme la Grande-Bretagne sur la crise migratoire ou la Biélorussie.

A peine arrivé, Macron suscite déjà la controverse. A la conférence de presse qui réunissaient notamment Roberta Metsola, la nouvelle présidente du Parlement européen et Emmanuel Macron ce 19 janvier, les journalistes ont quitté la salle lorsqu’ils ont compris que Macron refusait de répondre à leurs questions. Visiblement, le tout nouveau président du Conseil des ministres européens estimait normal de parler seul, sans être questionné sur sa politique.

 

Mais il y a eu pire, à savoir la mise en pièces de Macron par différents députés européens qui n’ont pas mâché leurs mots et ont virtuellement dézingué le chef de l’état français. Cela allait de la vaccination obligatoire à l’accroissement de la dette : “Le vaccin est une peine de mort (…) un meurtre est un meurtre.” (député croate) “Vous avez dit publiquement que vous allez emmerder tous ceux qui ne sont pas vaccinés. Nous ne sommes pas la Chine.” (député estonien)

 

Version longue ici.

Ceci ne devrait pas arranger la réputation déjà très entachée de Macron qui est arrivé sous les huées et qui est notoirement détesté de la majorité des chefs d’état. Sans Merkel pour le soutenir, Macron pourrait très vite se révéler le Roi Nu de la légende danoise de Hans Christian Andersen.

Ana S.

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