PédoFrance

Les derniers procès en date ont fait apparaître une tendance très inquiétante, celle d’une France gangrenée par la pédophilie, et ce, au plus haut niveau de l’état et de la magistrature. Disons-le tout net : le sentiment qui domine aujourd’hui est que si nous devions faire la chasse aux pédophiles, nous devrions commencer par les plus hautes sphères de l’état.

Les anciens : Cohn-Bendit, Frédéric Mitterrand, Jack Lang … toujours en activité.

L’affaire Verdin étouffée

Je ne vais pas m’étendre sur les cas connus, celui de Cohn-Bendit qui a pu poursuivre tranquillement sa carrière politique en Europe malgré son passé pédophile dont il se montrait fier à une époque et qui s’est même vu décerner en 2014 le titre de docteur honoris causa de l’université de Nanterre. Ni même sur celui de Frédéric Mitterrand ou de Jack Lang.

Concernant ce dernier, cependant, il est intéressant de noter que le Prof. Didier Raoult a été mis en retraite d’office en tant que professeur des universités pour avoir eu l’audace de soigner des malades ce qui était contraire à la doxa, au motif qu’il avait atteint l’âge canonique de 69 ans alors que Jack Lang à 80 ans a été reconduit en 2020 en tant que président de l’Institut du Monde Arabe.

Pourtant cet article-là très explicite date de 2011,  or rien n’a été fait depuis. L’affaire Emmanuel Verdin a été étouffée. Rappelons quand même que le nom de François Hollande y figurait aussi.

Les Macron, un couple de rêve ?

On ne reviendra pas non plus sur le fait de la grande différence d’âge entre Madame et Monsieur Macron. Le fait qu’on nous ait officiellement présenté un acte pédophile (le détournement d’un mineur par personne ayant autorité) comme une grande histoire d’amour en dit long sur notre mode de fonctionnement actuel. On me dit qu’il ne l’aurait pas épousée s’il n’avait pas eu envie de le faire.

Grave erreur ! Depuis le livre publié par Vanessa Springora sur ses relations avec Matzneff alors qu’elle n’avait que 14 ans (l’âge de Macron à l’époque) nous savons à quel point une victime, quand elle est jeune et vulnérable, peut être façonnée au consentement : « « J’ai mis beaucoup de temps à me considérer comme une victime car justement j’avais été consentante. (…) victime d’une triple prédation, sexuelle, littéraire et psychique. »

Prédation ! Le mot est lâché. Quand une personne fait autorité, il lui est facile alors d’abuser des jeunes dont l’esprit critique n’est pas encore formé et à qui on a appris à obéir à leurs aînés.

Dans le cas du jeune Emmanuel, le cas est d’autant plus sérieux qu’il n’y a jamais pu avoir de réparation. Comme le dit si bien Vanessa Sprigora, avec son livre « Le Consentement » elle a « entrepris autre chose, une réparation symbolique. »

Mais quelle réparation symbolique le jeune Emmanuel a-t-il eue ? Le message qu’on lui a donné et qu’il a fait perdurer est celui-ci : si une victime est forcée au consentement de par une prédation « sentimentale », alors il n’y a pas d’agression et pas de viol. C’est là toute l’ambiguïté du pass vaccinal. Il n’y a pas viol puisque apparemment il n’y a pas intrusion.

Quand Brigitte Macron raconte fièrement que son mari était présent en salle d’accouchement avec elle lorsque ses filles ont donné naissance à leurs enfants, on tombe des nues. Car on n’imagine aucune femme volontaire pour ouvrir ses cuisses en salle d’accouchement à la vue du nouvel époux de maman. Si l’anecdote est véridique, alors on peut parler de « prédation sentimentale » – et c’est là un euphémisme – dont même les filles de Brigitte Macron ont souffert. Ont-elle accédé à la lubie profondément malsaine de leur mère parce qu’elles avaient été conditionnées pour le faire ?

Et que dire d’un homme qui trouve normal d’assister à l’accouchement de ses belles-filles ?

Olivier Duhamel

Camille Kouchner, fille de l’ancien ministre Bernard Kouchner et cofondateur de Médecins Sans Frontières, a dénoncé les abus sexuels dont a souffert son frère jumeau alors âgé de 13 et 14 ans aux mains de leur beau-père Olivier Duhamel. Mais en fait tout le monde savait. Enfin, l’élite de gauche, cela va de soi. Ariane Chemin écrit  “Beaucoup de gens savaient, particulièrement l’élite bourgeoise de gauche qui côtoyait les Pisier, Kouchner et Duhamel”, rappelle-t-elle.  “Olivier Duhamel faisait des photos des fesses, des seins… de ses beaux-enfants, de ses invités, et tout était affiché sur les murs de la maison”. 

Olivier Duhamel n’est pas un inconnu : président du Siècle et éminent politologue, il a ses entrées dans le tout-Paris. Ayant reconnu les faits reprochés contre lui, il a été obligé de démissionner de plusieurs de ses fonctions. Mais il ne sera pas condamné, les faits étant prescrits.

Quant à Bernard Kouchner, il applaudit publiquement le courage de sa fille Camille ; en revanche, il ne semble être affecté ni par les révélations ni par ses manquements en tant que père. Quand on va sauver l’Afrique de la famine à coups de sacs de riz récoltés dans les écoles françaises, on ne peut pas en plus s’occuper de savoir si ses propres enfants sont bien traités.

Et puis, pour tout dire, il fut un temps où signer les pétitions en faveur de la légalisation de la pédophilie était pour Kouchner un acte militant.

Shaïna Hansye violée collectivement à 13 ans, brûlée vive à 15.

J’en arrive maintenant à plusieurs histoires sordides qui ont eu lieu récemment et qui prouvent, si besoin était encore, à quel point la « justice » se montre tolérante face aux violeurs pédophiles. Le jugement inique, d’un laxisme impardonnable, rendu dans l’affaire du viol collectif de la jeune Shaïna, 13 ans au moment des faits, devrait faire bondir toutes les féministes.

Or on ne les entend pas.

J’ai longuement évoqué l’affaire lors d’un article précédent, je n’y reviendrai donc pas. Voir ici.

L’affaire Nordhal Lelandais

Karl Zéro a enquêté sur l’affaire Lelandais, davantage – semble-t-il – que la justice elle-même. Il en est parvenu à la conclusion que la mort affreuse de la petite Maëlys était une « commande » qui aurait mal tournée. Il n’est pas seul à le penser. Oli Porro Santoro a clairement émis l’idée d’un réseau, dans l’émission TPMP. Et personne ne l’a attaqué en diffamation. De fait, l’absence de toute enquête sur le sujet pose question. Mais à ceux qui auraient encore des doutes, ne suffirait-il donc pas de souligner que les mises sous scellés de l’affaire ont disparu sans laisser de traces dans un incendie ô combien opportun ?

Et que dire de la sentence ? 22 ans de sûreté ! Comme il en avait pris 20 pour le meurtre d’Arthur Noyer, on peut dire que 2 ans supplémentaires de taule pour avoir fracassé le crâne d’une enfant de 9 ans et avoir laissé son corps à dépecer par les bêtes sauvages, ce n’est pas cher payé.

Et on ne parle même pas des conditions de son incarcération : des portables, du rhum, de la cocaïne, une console Xbox, un ordinateur, des vidéos et des sessions de baise en toute intimité… voilà le quotidien de Lelandais en détention. Et on voudrait nous faire croire que les autorités n’étaient pas au courant ?

Des juges pédophiles

Le 1e cas est celui d’Olivier Bailly, juge des enfants à Dijon. Heureux papa d’une petite fille, il s’était mis en tête d’offrir à des inconnus, sur un site échangiste, de faire violer sa fille de 12 ans et de le faire avec toute la violence possible.

C’est un utilisateur du site échangiste pour adultes consentants, Wyylde, qui a dénoncé à l’automne 2019 les propos pédophiles du juge. Le juge a été condamné à 2 ans de prison dont un avec sursis. En fait, comme pour les violeurs de Shaïna, il n’ira jamais en prison. Il a cependant été démis de ses fonctions et licencié.

On n’ose imaginer le calvaire de cette enfant si un membre du club échangiste n’avait pas donné l’alerte.

Le 2e cas est celui de Michel Joubrel, juge et substitut général à la cour d’appel de Versailles. Une enquête sur un réseau pédophile fit apparaître le nom de Michel Joubrel, magistrat de son état le jour, pédophile patenté la nuit, qui aimait visionner des photos montrant des garçons dénudés jusqu’à leur fellation et sodomie. Les enfants avaient entre 1 et 14 ans. Les fichiers avaient dépassé le nombre de 5500.

Or quel a été l’argument de son avocat ?

Le pauvre homme n’avait pas une femme compatissante et chaleureuse et il n’était pas heureux en ménage. Qu’on se rassure ! L’expertise psychiatrique a montré qu’il « n’est ni pédophile, ni pervers, ni susceptible de passer à l’acte. Ses déboires conjugaux l’auraient juste conduit à se livrer à d’autres curiosités, mais sur le mode imaginaire». Les avocats estiment même qu’il s’agit là de la vie privée de leur client et qu’on n’a pas à lui offrir une mort sociale pour s’être livré « à des curiosités ». Si, si, des curiosités ! Des avocats en France estiment et disent clairement que de visionner des enfants et des bébés en train d’être sodomisés et torturés de diverses façons, ce sont des « curiosités », un simple passe-temps inoffensif.

Comme il se doit, Michel Joubrel a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende. La justice à la française.

Jérémie Ladreit de Lacharrière

Jérémie Ladreit de Lacharrière n’est pas un inconnu : c’est le fils de Marc Ladreit de Lacharrière, milliardaire, chef d’entreprise mêlé à l’affaire des emplois fictifs de Pénélope Fillon et… membre à ses heures du groupe Bilderberg de bien triste renommée.

Le fiston a été surpris par sa femme début 2021 en train de visionner l’un de ses 3800 fichiers pédopornographiques impliquant des enfants de 4 à 14 ans. A son procès, il se justifie : non, il n’est pas un pédocriminel, juste un éphébophile, un amoureux des adolescents pubères… rien de bien méchant. Notons quand même que l’éphébophile en question, le gentil Jérémie Ladreit de Lacharrière n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà été condamné deux fois par la justice pour des crimes similaires en 2008 puis en 2015 où il a pris 30 mois d’emprisonnement avec sursis alors même qu’il s’agissait déjà d’une récidive.
Cerise sur le gâteau : parmi les « éphèbes » chers à Ladreit Junior, on retrouvera des photos d’enfants de ses amis qu’il avait prises lui-même.

Jérémie Ladreit de Lacharrière a écopé d’un an de surveillance à la maison avec bracelet électronique et une obligation de suivre des soins par le tribunal correctionnel de Paris après avoir été condamné 3 fois par la justice pour pédocriminalité aggravée.

Jean-Luc Brunel

Ici en compagnie de Ghislaine Maxwell et Jeffrey Epstein

Jean-Luc Brunel n’est plus à présenter. Grand ami de la maquerelle Ghislaine Maxwell et du prédateur Jeffrey Epstein, il est aussi connu pour avoir été un rabatteur de petites jeunes filles tout à fait remarquables. Il profitait de son agence de mannequins pour recruter… autre chose que des mannequins. On pourrait même appeler ça de la traite de mineures. Bien entendu, même après l’arrestation aux États-Unis de Ghislaine Maxwell en juillet 2020, il ne fut pas inquiété. Il fallut attendre décembre 2020 pour qu’il soit arrêté. En bref, il ne sera jamais jugé et l’affaire disparaît opportunément avec lui. On l’a retrouvé pendu dans sa cellule dans des circonstances considérablement similaires à celles d’Epstein, mêmes caméras défaillantes apparemment, révèle le Daily Mail qui fait le parallèle :

BREAKING 🚨 Video cameras in cell where Jeffrey Epstein’s friend Jean-Luc Brunel was found ‘hanging’ reportedly not running at the time – Daily Mail

La mort de Jean-Luc Brunel met un terme à l’action publique dans ce dossier. Elle arrive à point nommée pour jeter un voile pudique à ce qui ressemble fort à de la PédoFrance.

Que conclure de tout ceci ?

  1. Que la pédocriminalité gangrène toutes les hautes sphères de la France et qu’on peut à bon droit se demander, au vu du degré de clémence dans les diverses affaires citées, si la pédophilie en France n’est pas un peu plus qu’une dépravation à la marge mais bien un rite de passage des élites. On accède au pouvoir non par sa valeur mais parce qu’on partage les mêmes perversions, les mêmes déviations sexuelles.

  2. Juste à titre de comparaison, le détenteur d’un faux pass vaccinal peut être puni de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende. En d’autres termes, il est plus répréhensible et condamnable en France de vouloir poursuivre sa vie d’avant 2020 sans causer de tort à quiconque que de livrer sa fille à la prostitution, de visionner des fichiers d’enfants et de bébés sexuellement abusés, de soi-même violer en réunion une mineure ou de faire du trafic d’êtres humains.

Comment se fait-il que ça ne choque personne ?

Laurence Esbuiée, le 19 février 2022

(2 commentaires)

  1. Merci pour votre travail, je suis comme vous sidéré de ce laxisme et de voir une justice aussi complice.
    Il doit à mon sens il y’a avoir des liens d’appartenance à des groupes telles que la franc maçonnerie etc pour que cela soit organisé de la sorte à toutes les strates de la société… le sujet est peu traité mais en cherchant un peu on trouve des choses ignobles…
    Merci.

  2. Au fil du temps et malgré toutes les affaires qui sortent au grand jour, on s’aperçoit que la pedophilie est toujours au goût du jour sur les sphères politiques . Le vice est presque religion et comment peut on accepter que cette pratique puisse aussi facilement être balayée et cachée sous le tapis ? On doit continuer à se battre pour que ces tortures aussi bien physiques que psychologiques qui touchent aux enfants soient divulguées. Une bataille de tous les instants pour que ces enfants ne tombent, à leur tour, dans ce cercle infernal

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