Urgence climatique et vie privée

Qu’entend-on par “Fenêtre d’Overton” ?

2e partie

Dans un article précédent, je donnais la définition suivante :

C’est un concept  très ingénieux de l’ingénierie sociale selon lequel, par petites touches, on finit par faire accepter à l’opinion publique ce qui aurait été jugé absolument impensable, inenvisageable dans une société civilisée ne serait-ce qu’un an avant.

L’érosion de l’indignation publique devant ce qui peut paraître comme le viol de toute constitution est obtenue par un lavage incessant du cerveau : on fait venir des “experts” auto-proclamés sur les plateaux-télé, on conspue toute opposition, on la ridiculise avant de la criminaliser, et petit à petit, l’idée de départ d’outrancière et inacceptable qu’elle était devient certes un peu radicale mais toutefois envisageable en certaines circonstances, puis tout-à-fait probable avant d’être largement consentie par le grand public.

Nous avions parlé de la Fenêtre d’Overton dans un précédent article sur la vaccination. Mais en parallèle s’insinue un autre débat, aussi profondément inhumain que l’autre et probablement pour les mêmes raisons.

Prenons l’environnement et l’urgence climatique. Des solutions vont être proposées au plus haut niveau des états pour tenter de remédier à la situation du changement climatique. Mais on ne va pas suggérer que les milliardaires cessent de prendre leur jet privé ou que le président prenne le train plutôt que dix voitures blindées à chacun de ses déplacements.

Il est bien entendu qu’on ne va pas s’en prendre aux gros pollueurs. Et c’est  là que la fenêtre d’Overton entre une nouvelle fois en action. On peut appeler ça la technique de “la requête exorbitante” : on émet des idées complètement outrancières… et on attend de voir le degré d’indignation que cela provoque. En fonction, on rétrograde un peu. Mais l’idée est lancée. Tout comme la médisance, il en restera toujours quelques traces.

Imaginons qu’un personnage important de la vie politique dise ouvertement :

 Pour résoudre le problème du changement climatique de façon pérenne, il faut 3 choses :

  1. Réduire la population mondiale de moitié
  2. Promouvoir le cannibalisme.
  3. Interdire la propriété privée et faire en sorte que chaque couple sans enfant vive dans 30 m2 ( avec 10 m2 supplémentaire accordé par enfant)

On imagine volontiers le tollé. On pourrait penser que mon exemple est complètement nul. Pour ne pas dire inepte. Car personne, absolument PERSONNE n’irait dire une chose pareille.
Vraiment ?

Magnus Soderlund, professeur et chercheur à l’école des sciences économiques de Stockholm, a suggéré lors de son séminaire au Gastro Summit, intitulé «Pouvez-vous imaginer manger de la chair humaine?», de «s’habituer à manger des aliments dont on n’a pas l’habitude, tels que la chair humaine provenant des cadavres», pour créer un avenir alimentaire durable. Voir l’article ici.

Mais on a aussi des articles qui préconisent la dépopulation … par la vaccination, comme on peut le voir sur cet article du Sovereign Independent de 2011 ! Bill Gates en est un adepte convaincu et ne s’en est jamais caché. Il en a fait la promotion lors d’une conférence TED donnée en 2010.

Voici très clairement ce qu’il dit au tout début de sa conférence :

 

Traduction : ” La population mondiale est de 6,8 milliards d’habitants, chiffre qui va rapidement atteindre les 9 milliards. Maintenant si nous faisons du très bon boulot avec les nouveaux vaccins, les soins de santé et la contraception, nous pourrions obtenir une réduction de 10% voire 15% de la population.” 

Or, quand on sait que la fondation Bill & Melinda Gates est le second contributeur mondial et le premier contributeur parmi les organisations non gouvernementales, on peut mieux comprendre la stratégie vaccinale derrière la crise du Covid-19.

Et enfin, on a la chance, nous aussi en France, d’avoir les conseils avisés d’une Emmanuelle Wargon qui a longuement expliqué que « le pavillon avec jardin est un non-sens écologique, économique et social » le 14 octobre 2021. Elle préconise donc des logements collectifs, ce qu’elle appelle “ l’intensité  heureuse” : en d’autres termes, les Français vont devoir se passer de leur patrimoine pour s’entasser dans des logements collectifs à la soviétique avec pourquoi pas, plusieurs familles par appartement et les toilettes sur le palier.
Bien entendu, ce modèle-là nous est réservé, à nous les gueux. Il ne concerne pas l’élite.

 

 

On pourrait croire qu’il s’agissait là d’une bourde de la Ministre du Logement. Que nenni ! Il suffit d’écouter Quatermer le 18 octobre 2021 à l’émission de Pujadas :

 

Par le plus grand des hasards, cette “intensité heureuse” de ne plus rien posséder, c’est aussi ce que préconise Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos qui le clame à qui veut l’entendre : “Dans 10 ans, vous ne posséderez plus rien mais vous serez heureux.”

Et comment va-t-on en arriver à ce résultat ? Facile ! Il suffit de bloquer votre carte de crédit dès que les autorités estimeront que vous avez dépassé le seuil autorisé de dépenses carbone. Voir ici l’explication en une courte vidéo.

Cela peut se faire aussi si vous n’êtes pas un bon citoyen. Au motif de “protection de l’environnement“, on s’en va tout droit vers le crédit social à la chinoise.

      Alors, toujours convaincus que la fenêtre d’Overton n’existe pas et qu’elle ne s’est pas transformée en un étau qui va broyer vos vies ?

Laurence Esbuiée, le 10 novembre 2021

 

 

 

 

 

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